CES 2009 - Avec son processeur Cell, Toshiba se dit prêt pour la très haute-définition
Par Adrian Branco le vendredi 9 janvier 2009 à 10:50
« Le futur des téléviseurs passe par un processeur Cell » et « l'upscaling, c'est formidable » : voici deux axes forts de la stratégie de Toshiba dans le monde des téléviseurs.
Le Cell, on l’a déjà vu s’inviter dans les Qosmio, au sein desquels il sert, en théorie, à accélérer le traitement vidéo. En théorie seulement, puisque tributaire d’une (mauvaise) application propriétaire, Toshiba n’a pas su en faire une puce programmable par des éditeurs tiers (comme le fait Nvidia avec Cuda).
Au-dessus de son haut de gamme – le super haut de gamme -, Toshiba annonce aujourd’hui la Cell TV, une télévision de luxe équipée de la fameuse puce dérivée de celle qui anime la PS3. Le problème des logiciels ne se pose pas encore dans les téléviseurs, et Toshiba a eu tout le loisir de développer une interface avancée de gestion de la machine. Et il faut au moins ça pour une télé dont la puce centrale est capable de gérer six flux HD simultanément.
Je ne dirai pas Blu-ray, je ne dirai pas Blu-ray (ad libitum)
Toshiba avait déjà commercialisé une platine DVD en annonçant fièrement que le contenu en sorti est équivalent à du contenu HD – ce qui s’est révélé faux – et garde le cap du discours de l’upscaling (mise à l'échelle de l'image) en annonçant que, lorsque le standard 4K (équivalent à 4 écrans Full HD), émergera, ils auront la technologie pour mettre le contenu HD à l’échelle, « aussi bon que du contenu 4K ». Impossible de juger avant d’avoir vu, mais la similitude du discours peut faire peur.
Une fois encore, Toshiba a totalement évité de prononcer le mot qui fâche (Blu-ray, concurrent victorieux de feu son HD DVD) et ne jure que par le contenu HD sur le Net (rare voire impossible à trouver par des biais légaux) et par la mise à l’échelle. Si c’est un fait que la VOD est l'un des canaux majeurs de développement de distribution de contenus, l’offre est pour l’instant faible, et les débits réseaux encore trop justes – il en faut du temps pour télécharger 27 Go de données…






21:21 Nvx -
Commentaires
"il en faut du temps pour télécharger 27 Go de données" => fort heureusement avec les progrès de la compression on peut avoir des contenus HD à largement moins de 27 Go!! 27 Go c'est la taille moyenne d'un BD qui est compressé au minimum, mais on peut avoir du 1080p qui tient facilement dans 8 Go, et du 720p qui tient facilement dans moins de 4 Go.
Certes la qualité est légèrement moins bonne, mais seulement légèrement: ce n'est pas proportionnel, ce n'est pas parce que le fichier fait 5 fois moins de volume que la vidéo est 5 fois moins belle, au contraire on ne voit même pas la différence sur une TV de moins de 100cm.
Avec les futurs filtres post-processing de Toshiba capables de traiter des flux HD gageons qu'on ne verra quasiment pas la différence entre un 720p compressé de 4 Go et un 1080p beaucoup moins compressé de 27 Go. Au final Internet, avec le développement de la fibre optique et le prix par Go des disques durs qui ne cesse de baisser, pourrait devenir l'avenir des vidéos HD, surtout à la vitesse très lente où les prix des BD et des lecteurs BD baissent (des prix qui ne sont justifiés que par le coût du support car la différence de coût du contenu entre un simple DVD et un BD est nulle pour le producteur: les deux ont la même source).
De plus comme vous le relatez dans votre article, la HD se développe de plus en plus sur les réseaux P2P illégaux et sur les newsgroups, donc la solution technique est déjà disponible même sans attendre la fibre optique, il n'y a plus qu'à proposer une offre légale intéressante économiquement pour les clients! On y viendra tôt ou tard...
Il faut ajouter de plus que les bonus des Blu-ray sont assez souvent plus riches et que l'interactivité de ceux-ci pousse les studios à développer des bonus de plus en plus léchés, complets et donc coûteux.
Pour en revenir à la qualité d'image, si je vous rejoint quant au fait qu'un film compressé 5 fois n'est pas 5 fois moins bon qu'un film moins compressé, il n'empêche que les amoureux du bon son (trop souvent sacrifié) et de la bonne qualité d'image sont non seulement nombreux mais en plus en augmentation du fait de l'explosion des ventes des équipement home cinéma et des écrans plats à fort diamètre (40 pouces et plus) : quand on a mis un certain prix, on veut apprécier son matériel à sa juste valeur. Et le streaming ne permet pas, pour l'instant, d'apprécier ses films dans des encodages satisfaisant.
Et si Toshiba arrive à d'assez bons résultats en matière d'upscaling, il ne faut pas non plus se voiler la face : un bon Blu-ray écrase le moindre des 720p, ne serait-que par sa résolution native. Là où je vous rejoint, c'est que bien souvent ce n'est pas le qualitatif qui prime mais le prix et la rapidité de service, et donc que les services HD en streaming représente une partie, peut-être la majorité, de la distribution de films à l'avenir. Il n'en reste pas moins que pour l'instant l'upscaling de Toshiba semble n'être qu'une difficulté à reconnaître l'échec du HD DVD et que techniquement tout n'est pas en place, loin de là , pour faire de la bonne HD upscalée.