« Le futur des téléviseurs passe par un processeur Cell Â» et « l'upscaling, c'est formidable Â» : voici deux axes forts de la stratégie de Toshiba dans le monde des téléviseurs.

Le Cell, on l’a déjà vu s’inviter dans les Qosmio, au sein desquels il sert, en théorie, à accélérer le traitement vidéo. En théorie seulement, puisque tributaire d’une (mauvaise) application propriétaire, Toshiba n’a pas su en faire une puce programmable par des éditeurs tiers (comme le fait Nvidia avec Cuda).

Au-dessus de son haut de gamme – le super haut de gamme -, Toshiba annonce aujourd’hui la Cell TV, une télévision de luxe équipée de la fameuse puce dérivée de celle qui anime la PS3. Le problème des logiciels ne se pose pas encore dans les téléviseurs, et Toshiba a eu tout le loisir de développer une interface avancée de gestion de la machine. Et il faut au moins ça pour une télé dont la puce centrale est capable de gérer six flux HD simultanément.

Je ne dirai pas Blu-ray, je ne dirai pas Blu-ray (ad libitum)

Toshiba avait déjà commercialisé une platine DVD en annonçant fièrement que le contenu en sorti est équivalent à du contenu HD – ce qui s’est révélé faux – et garde le cap du discours de l’upscaling (mise à l'échelle de l'image) en annonçant que, lorsque le standard 4K (équivalent à 4 écrans Full HD), émergera, ils auront la technologie pour mettre le contenu HD à l’échelle, « aussi bon que du contenu 4K ». Impossible de juger avant d’avoir vu, mais la similitude du discours peut faire peur.

Une fois encore, Toshiba a totalement évité de prononcer le mot qui fâche (Blu-ray, concurrent victorieux de feu son HD DVD) et ne jure que par le contenu HD sur le Net (rare voire impossible à trouver par des biais légaux) et par la mise à l’échelle. Si c’est un fait que la VOD est l'un des canaux majeurs de développement de distribution de contenus, l’offre est pour l’instant faible, et les débits réseaux encore trop justes – il en faut du temps pour télécharger 27 Go de données…

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