Si «la Toile» désigne Internet, il est un terme qui revient de plus en plus : «le nuage» - the cloud - pour cloud computing, concept faisant référence à l'utilisation de la mémoire et aux capacités de calcul des ordinateurs et des serveurs répartis dans le monde entier (voir l'article en français sur Wikipedia). Plusieurs sociétés – comme le géant Amazon – se sont déjà lancées dans l'aventure du stockage «dématérialisé», proposant aux entreprises ou aux particuliers des solutions de stockage en ligne qui profite de la grande souplesse du procédé. En effet, les données ne se trouvent pas sur une seule machine mais un peu sur chacune, le réseau reconnaissant tout nouvel ordinateur et l'utilisant de façon dynamique pour stocker les données. Si une machine tombe en panne, les données, généralement réparties un peu partout de façon redondante, restent accessibles. Sauf gros pépin…

Et c'est un gros pépin – un noyau ! – sur lequel sont tombé les utilisateurs du service de The LinkUp. La société a en effet perdu, à la suite d'un dysfonctionnement majeur – qualifié du «pire des scénarios possibles» par le directeur de The LinkUp - , 45% des données de ses utilisateurs, certains ayant tout perdu, d'autres rien. La société est tellement touchée qu'il est désormais impossible d'ouvrir un compte et qu'elle invite à souscrire à un autre service.

Cet incident illustre l'une des limites de ce système de stockage et s'il ne faut pas juger une solution sur un seul échec – toute nouvelle technologie entraîne des ratés -, l'événement rappelle d'une part que nous nous reposons de plus en plus sur des services distants dématérialisés et d'autre part qu'une seule sauvegarde ne saurait suffire dans le cas de données sensibles. Comme le souligne très bien un lecteur du site d'informations Slashdot, «la redondance, la redondance, la redondance» est la clé de la sécurité en matière de préservation des données, qu'elles soient numériques ou non.