L'abandon par Apple, en 2005, de l'architecture Power PC avait visiblement sonné le glas de ce type de processeurs dans les machines grand public. Visiblement seulement, car les amateurs de jeux vidéo vous le diront, cette architecture présente dans les consoles Wii, Xbox 360 ou PlayStation 3 est tout sauf obsolète.

Malgré cette réussite, IBM a fait son deuil des PC grand public… mais n'abandonne pas pour autant le domaine des ordinateurs et continue de faire évoluer son architecture, la cible étant cette fois les supercalculateurs. C'est d'ailleurs d'une source scientifique qu'ont filtré les premiers détails du Power7 qui devrait voir le jour en 2010. Cadencé à 4 GHz, le bébé de Big Blue serait un module gravé en 45 nm constitué de deux puces de huit cœurs, chacune étant capable de prendre en charge quatre fils d'exécution (ou thread), soit un total de trente-deux fils par cycle. Ça décoiffe.

Le premier client à faire joujou avec ce processeur hors normes devrait être l'université de l'Illinois, qui a commandé au géant de l'informatique une machine comprenant 375.00 unités, soit 300.000 coeurs d'exécution. Pour les puristes, la machine devrait atteindre 10 pétaflops. A titre de comparaison, l'actuel supercalculateur le plus puissant du monde (l'IBM Roadrunner), équipé à la fois de processeurs Cell et d'Opteron, atteint 1,7 pétaflop en pointe. Un sacré bond en avant.

Avec cette machine hors normes, IBM entend, d'une part, conserver le leadership en matière de savoir-faire d'assembleur (en plus du Roadrunner, quatre autres machines IBM sont dans le top 10 mondial) et, d'autre part, maintenir et promouvoir son architecture processeur. Avec comme concurrents AMD, et ses Opteron au top mais en mal de renouvellement, et Intel, avec ses Xeon en embuscade.


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