VIA_NANO_01 C'est aujourd'hui que VIA officialise la naissance de son nouveau processeur x86, le Nano, connu sous le nom de code Isaiah. Avec en ligne de mire la conservation du leadership des processeurs à basse consommation (secteur dont VIA a fait sa spécialité notamment au travers de ses processeurs C7) afin de contrer l'arrivée en grande pompe de la plate-forme Atom d'Intel sur le créneau. Le nouveau processeur de VIA est une puce monocœur de 94 millions de transistors gravée en 65 nm au format Nano BGA 2. Mesurant 21 mm de côté, le morceau de silicium est cadencé de 1 à 1,8 GHz selon les déclinaisons et embarque 2x64 ko de cache de niveau 1 et 1 Mo de cache niveau 2. Compatible broche à broche avec le C7, il devrait être facile à intégrer par les constructeurs. Toujours aussi peu gourmand en énergie, le nouveau bébé de VIA chauffe très peu, avec un TDP (chaleur dissipée) d'à peine 5 W pour la version cadencée à 1 GHz et de 25,5 W pour la version 1,8 GHz. Et en mode veille profonde, il consommerait à peine 0,1 watt… Les même cadences que le C7, des TDP très proches, la nouveauté n'est donc pas dans les fréquences mais dans les performances puisque VIA annonce des gains de performances allant de x1,6 à x2,4 selon les applications, le maximum étant atteint avec les outils Office et les navigateurs Internet. Ca tombe bien, c'est justement le type d'application phare des machines basse consommation.

Peut-il contrer l'Atom? Selon des tests publiés par le site allemand Eee PC News (www.eeepcnews.de), le processeur se comporte tout à fait correctement face à l'Atom à fréquence égale. Si on préfère d'avoir les bêtes entre nos mains avant de faire des pronostics, c'est déjà plutôt encourageant pour VIA, qui a toujours eu des problèmes de performances, notamment en FPU (calculs en virgule flottante), mais aussi pour le consommateur qui bénéficiera d'une saine concurrence dans les ordinateurs portables et les netbooks, le genre de matériel pour lequel ce type de processeur est conçu. VIA a-t-il une chance face à Intel ? La réponse est oui, car VIA n'est pas seul. En effet, la société taïwanaise a pour partenaire nVidia qui, s'il ne va pas racheter le fondeur asiatique contrairement aux récentes rumeurs, doit fournir les solutions graphiques mobiles à VIA afin de proposer aux utilisateurs une plate-forme peu onéreuse et relativement puissante.