Chez Numericable, on a le sens de la formule. Les fidèles abonnés de l'offre de télévision analogique n'en sont pour certains pas revenus. Car en ce début d'année, ils ont reçu un courrier qui avait pour objet de les remercier «de la fidélité et de la confiance» dont ils témoignent. Conséquence pour eux : l' augmentation des services de télévision analogique de 19,90 à 32,90 euros.

L' explication donnée signale que «Malgré l'arrêt de cette technologie, Numericable continue d'assurer pour ses clients la maintenance de ses installations en analogique.» Cependant, Numericable serait contraint à compter du 1er mars prochain à majorer leur offre à 32,90 par mois «hors options et promotions éventuelles.»

Conséquence pour les clients de Numericable qui vivent dans des immeubles collectifs, l'obligation de passer au numérique au tarif de 29,90 euros la première année et 32,90 euros les années qui suivront. Certes, le service propose de passer à une offre télé plus riche (160 chaînes et services au lieu de la vingtaine initialement câblée), plus qualitative (la réception analogique est au sortie de la prise Numericable juste désastreuse), un accès à Internet jusqu' à 100 méga (si la fibre optique passe effectivement par là) et le téléphone en illimité moyennant les restrictions d'usage.

Mais cette façon d'agir pose quelques questions.

En premier lieu, depuis quand la télévision en analogique a-t-elle cessée d'exister depuis le mois de mars dernier ? Numericable a ici pour le coup près de deux ans d'avance.

En second lieu, est-il légal d'obliger un abonné à supporter une augmentation tarifaire d'autant plus injustifiée qu'elle contraint des locataires et propriétaires occupant des immeubles où les paraboles et autres râteaux ont été proscrits au seul prétexte que les appartements sont justement câblés ? En gros, les abonnés n'ont pas le choix. Sauf éventuellement à passer à la télévision via l'ADSL ou à espérer qu'une antenne intérieure suffira à capter la TNT qui elle est gratuite !

En troisième lieu, qui a dit qu'un client voulait payer plus pour plus de services ? Ne sommes nous pas là devant un cas de vente plus ou moins forcée ?