CES 2008 : Polaroid réinvente (un peu) l'instantané
Par Adrian Branco le vendredi 11 janvier 2008 à 17:18
La marque légendaire Polaroid revient sur le devant de la scène photographique avec le principe qui jadis l'a rendu riche : l'instantané. La mode de la miniaturisation étant passée par là , nous ne sommes pas revenus aux appareils qui se passent d'imprimantes, mais ces dernières se passent, en revanche, de cartouches d'encres.
C'est donc plus une évolution technologique qu'un vrai retour au sources, puisque cette fois, ce n'est pas l'appareil photo que propose le constructeur américain, mais le dispositif d'impression. Le constructeur américain n'est d'ailleurs pas détenteur de la technologie, c'est en effet Zink Imaging, Inc. qui a développé ce procédé, baptisé Zink, pour Zero Ink (zéro encre).
Newton l'avait dit : la couleur est dans le blanc
En lieu et place de cartouches, c'est, comme au bon vieux temps, le papier qui contient les pigments nécessaires à la matérialisation des couleurs. Trois couches, préalablement incolores, renferment des cristaux appelés Amorphochromiques, pouvant, selon la couche, devenir jaunes, magenta ou bleus. Ce «sandwich» est enveloppé dans une couche protectrice de polymères, elle-même fixée à une base, le support papier. Ce support blanc passe dans une imprimante thermique qui «révèle» les cristaux thermosensibles.
Exit le format carré
Le format des images est inférieur au 10x15 argentique, puisque l'imprimante sort des images au format 5cm x 7,6cm. Les nostalgiques seront déçus : pas de bords blancs ni d'image au format carré, l'impression occupant la totalité de la surface de la feuille du papier Zink. Mais les amoureux du passé peuvent se rassurer, leurs vieux «Pola» restent plus tout-terrain que cette imprimante qui «descend» sa batterie rechargeable au lithium en seulement 15 impressions. L'adaptateur secteur est donc le bienvenu pour les mariages.
Pas de réel retour aux sources quant au mode photographique, ni de réelle révolution par rapport aux imprimantes à sublimation thermique. L'intérêt de l'engin est, finalement, de ne posséder qu'un seul consommable à gérer. Il reste à savoir comment sont générés les noirs –un facteur important pour l'intensité des contraste – ainsi que la durée de vie des clichés.
A quand des numériques «old school» qui reprendront le processus, limitant, mais Ô combien séduisant, de l'instantané?





21:21 Nvx -
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